Outre-fables

Il me plait de croire, puisque personne ne le saura jamais, que si La Fontaine m'avait lu, il m'aurait adoré

Il court, il court, le furet


Même si elles ne durent qu’un (court) moment, il reste toujours quelque chose de bon dans les bonnes résolutions…

C’est dès le deux janvier, m’arrachant du confort,
Que mon maître me mit aux trousses de l’effort :
Il devait, disait-il en désignant ma laisse,
Délester le mammouth de son excès de graisse.

Et c’est le deux janvier : « Une deux, une deux ! »
Que j’appris qu’il fallait satisfaire les vœux
D’un complexé pour moi que je suivais, en rogne,
Trottant sur ses talons dans le bois de Boulogne.

Il court, il court, le furet…

Dans la brume d’hiver, nous vînmes tous les jours
Délester mon trop-plein sur le même parcours ;
Chemin d’un bois joli dans lequel Ô, mesdames,
Vous fondiez des espoirs que fondissent mes grammes. (1)

Le furet du bois, mesdames,
Le furet du bois joli…

Puis passant par Issy, moi qui jamais parla,
J'entendis le bois dire : « Où sont-ils ces deux-là ? »
Eh oui ! Ce bois des coeurs, sacré nom d'une pipe,
Nous le faisions languir nous, sa plus belle équipe.

Il est passé par ici,
Il repassera par là.

La résolution fut bonne pour un mois.
On m’a dit que, depuis, on chante dans le bois.

(1) Ses poids niais d’amour, dans ce bois de luxure,
Le furet les perdait au fur et à mesure.

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Cette entrée a été publiée le 20 novembre 2018 par dans Mustélidé, et est taguée .
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