Outre-fables

Il me plait de croire, puisque personne ne le saura jamais, que si La Fontaine m'avait lu, il m'aurait adoré

Dans la forêt lointaine


On n’entend pas que le coucou

Lorsque l’ombre s’étend sur la forêt lointaine,
Vient à sourdre un ronron que l’on entend à peine ;
Sain repos mérité d’un bois qui, s’endormant,
Peut se permettre au soir un léger ronflement.

Ce sont des grouillements qui sortent de la mousse,
Les caresses du vent, baillant de sa voix douce,
La chouette qui hue un timide houhou
Ou des chauves-souris qui dansent en frou-frou ;
Alors que, revêtant les habits de sourdine,
En sons entrecoupés, un rythme se devine :

Des grrr, des tocs, des crics, des plongs et des tac-tac,
Des ploufs et des glou-glou, des clocs et des flic-flac,
Un tintouin de tsoin-tsoin qui donne la mesure
À ce chœur palpitant des nuits de la nature.

Puis, entonnent au loin le croa des crapauds,
Les sshhh du chat-huant qui chuinte à tout propos,
Les groinks d’un sanglier qui se voudrait poète
Quand le hibou hulule ou le renard trompette,
Or que, verluisanté, le bal des papillons
Se fait sur le tempo du cri-cri des grillons.

Jusqu’au petit matin tout ce joyeux vacarme
Tiendra, de son doux chant, la forêt sous son charme,
Et le calme apaisant des rayons du soleil
Viendra lui procurer un bienfaisant sommeil.

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Cette entrée a été publiée le 27 octobre 2018 par dans Forêt, et est taguée .
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