Outre-fables

Il me plait de croire, puisque personne ne le saura jamais, que si La Fontaine m'avait lu, il m'aurait adoré

Un dilemme de corneille


Ou le choix cornélien

Maître Corneille un soir mourut et, pour sa dame,
 Maître Corbeau voulut ne pas en faire un drame.

Mais le vent dispersa les voeux de l’oiseau noir :

Ô race de corneille ! Ô rage ! Ô désespoir !
Sa veuve réclamait ses vers en héritage,
Sans y voir le talent de sa plume à ramage. (1)

Alors, pour faire obstacle à sa rapacité,
On lui fit miroiter leur immortalité.

« Ciel ! Dois-je donc choisir sa gloire (2) ou ma famine ? »

« Oui. Mais vite sinon on va prendre racine. »

(1) Devant être joué sur des planches de bois
Un auteur met sa plume au service des voix.

(2) La gloire, il l’eut vivant, car aux âmes biens nées
La valeur n’attend pas le nombre des années.

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Cette entrée a été publiée le 20 mai 2018 par dans corvus, Oiseau, et est taguée .
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