Outre-fables

Il me plait de croire, puisque personne ne le saura jamais, que si La Fontaine m'avait lu, il m'aurait adoré

Un drôle de poisson-clown


Le temps d’un sourire.

Un joli poisson-clown tout d’orange strié
Faisait le pitre auprès d’un public varié
Qui riait aux éclats en voyant cet Auguste
Une balle au museau, rouge, comme de juste.

Hors des bancs de poissons acclamant l’arlequin,
Passait boudeur et froid un austère requin
Qui n’était pas du genre à se tordre les côtes,
Mais broyer, de la mer, celles de tous les hôtes.

Ce monstre avec lequel on ne rigole pas
L’avala tout sec (sic) ; Ô marchand de trépas !

Imaginez lecteur, imaginant le pire, 
Ce que manger un clown pour un requin veut dire ;
Lui, funèbre et sinistre en sa sévérité,
Qui devient tout à coup un roi de la gaieté !

Comme troupier comique il fit donc rire aux larmes
Des poissons ayant tous oublié ses faits d’armes,
Grâce au fameux nez rouge au-dessus de ses dents
Qui dissipait la crainte et la peur des enfants.

Hélas ! lorsque le squale eut digéré sa proie,
Disparurent d’un coup et l’humour et la joie.

Et depuis, dans les bancs, on raconte aux pitchouns
L’histoire du plus grand de tous les poissons-clowns.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le 19 avril 2018 par dans Poisson, et est taguée .
%d blogueurs aiment cette page :