Outre-fables

Il me plait de croire, puisque personne ne le saura jamais, que si La Fontaine m'avait lu, il m'aurait adoré

Vouivre libre


Quand le dragon se rêve dryade.

La campagne rentrait dans les Ombres du soir
Comme fonce le ciel juste avant de pleuvoir,
Et la nuit s’engageant dans sa marche posthume
Enrobait le marais d’une vapeur de brume.

Surgi de l’herbe rase et s’approchant de l’eau,
Apparut un serpent aux pattes de pourceau,
Qui vint à déployer une envergure d’ailes
Pouvant faire rougir nombre de pipistrelles.

Quelle bonne raison cet être monstrueux
Avait-il pour troubler le calme de ces lieux ?

Quand la vouivre enfila son trousseau de baignade,
On la vit se muer en sublime naïade,
Et poser sur la rive, auprès de ses habits,
Un énorme joyau, rouge comme un rubis.

Ce trésor attisant la vile convoitise
L’empêchait, au grand jour, d’être belle à sa guise,
Mais la vipère au loin des regards indiscrets
Dévoilait à la nuit ses intimes secrets.

Démon sous le soleil, déesse sous la lune,
Gardienne, oui, c’est vrai, mais hélas d’infortune,
La guivre se baignait dans le rêve enchanté
D’assouvir un beau jour sa soif de liberté.

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Cette entrée a été publiée le 23 février 2018 par dans Fabuleux, et est taguée .
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