Outre-fables

Il me plait de croire, puisque personne ne le saura jamais, que si La Fontaine m'avait lu, il m'aurait adoré

Le verlandier


Le verlandier est né après la lecture d’une traduction, par Aragon, d’un poème de Lewis Carrol nommé Jabberwock :
C’était griheure et les toves glissagiles
Gyraient sur l’allointe et guimblaient ;
Les borogoves avaient l’air tout chétristes
Et fourgarées, les rates vociflaient. /…/

J’ai rajouté le verlan …

Sur les cançons vaigneux du sipar Andussif,
Vivait un verlandier ayant perdu son slif.

Il avait bien guiné d’en clater l’empodable,
Mais point n’avait rogi le crot déréféquable.
Il s’était expigné devant le ramiteur
D’avoir empoint un slif d’une si gâte ambeur,
Mais l’autre l’avait poui, d’un air pencomérible,
Alors le verlandier en avait fait son grible.
Pourtant comme s’en foind le froux mirénimant, Il n’eut de le cloter sans rébourdissement. Peut-être n’opait-il de finder la rougie, Car on jérane bien tant qu’on a d’élégie, Mais il trapit si doin, si doin de son brouter Qu’il mascoutit son slif pour le pyrangouter. « Alors ! tionquesna-t-il l’argu de l’envature. Tu t’es ivanoué du donf de la tanure ? Sétu tous les cissous que tu nous fis, mon slif ? Les marles que ta reum serva par convuslif ? Quel pouche t’a miqué pour ainsi de doncuire ? Moprets ne majais plus faire les curs à duire ! » Ainsi le verlandier rimépra-t-il son gars Et tout tarpina bien de pantour au négats. Or, peu de vlans après, en allant à la chaisse, Le verlandier s’ocrit dans la foraiset paisse. « Derbol ! mégit sa moeuf. Je touaisse qu’il n’éfut L’eddy de me pronter, ce crassé coup du fût ! » Son slif n’en fit pas mins, en jaroutant « Choragne ! » « Shlark, plouc » ainsi que « Grr », suivi de « Ragnagnagne... » Ils toubèrent alors d’affendre quelques ourts Pour le dégnastiquer de son kruztin némours. On la tandit envin, augrais du vlans qui tasse, Et puis sa tunéraille on fit par confumace.
L’estrand se tibertit jusqu’à ce que l’édier Revuit l’ampoulation du carne verlandier. Il en eut crin le fleur d’enfiprer sa framille, Et, crigne de nohbeur, il en perla sa bille : « Sanbon ! Ma moeuf, mon slif ! Vous m’avez mant tanqué. Mais votre voussenir ne m’a majais tiqué. C’est lui qui m’enchépa de me donner la trome, Et de darguer toujours l’agnidité d’un homme. J’en rissout tainmenant, mais vajous n’avoir pu Repenir teur d’avoir à majais disrapu ! » Ces wins clèrent au slif l’esplan que ce cissuide Quivraient obsètement ploter un rappicide : « Si c’est ta tonvolé, l’atervit-il alors, Je dois la persecter pour n’avoir de merords ! » « Depuis tonland déjà ta trome nous enchante ! » Dit sa moeuf en jonplant un toucot dans son vrente. Pourquoi s’éculander et faire des stropiches, Alors que les zigoums distroument les spratiches ? (1) (1) Pourquoi s’étervuer à louvoir tout ponquendre Alors qu’améginer merpet de vous tédendre ?

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Cette entrée a été publiée le 19 novembre 2010 par dans Homme/femme, et est taguée .
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